• J'ai tellement d'idées qui hantent mon esprit que je voudrais être capable de les coucher sur le papier aussi vite qu'elles viennent. L'im-patience est là me faisant rugir devant tout ce temps perdu à des futilités quotidiennes, devant l'impossibilité matérielle et corporelle d'écrire à n'en plus finir.

    Sans le vouloir, je brasse les concepts en masse, de jeux vidéo pour Ubi (auquel je voudrais envoyer cinq ou six Game Design finalisés pour une énième candidature), à mes romans en cours, dont la relecture me parait ne jamais toucher la fin, des paragraphes et des quelques chapitres encore à composer pour finir certaines œuvres.

    J'attaque aujourd'hui la correction du troisième épisode de 'Entre enfer et paradis', je rajoute quelques pages écrites très vite à 'Cendrine', je refais quelques corrections de temps en temps à mes Joyaux.

    Ça n'avance pas assez vite... Que puis-je faire, enserré dans une non-urgence ? A part lutter contre cette fringale, bouillir d'impatience et continuer malgré tout, à chaque moment gagné à aller de l'avant, à gravir une à une les marches, jusqu'à arriver au but fixé. L'impression reste là qu'il est un point de mire, et que je vais finir par le rejoindre. Alea Jacta est !!! 


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  • Sommes-nous ce qu'on lit ? Sommes-nous ce qu'on écrit ?

    J'ai découvert le métier d'écrivain avec l'épouvante. Suis-je donc épouvantable, transi devant le sang versé, devant les morts qui s'accumulent ?

    Je crois plutôt, toute proportion gardée, que j'aime ce qui n'existe pas. Curieusement, l'épouvante est probablement ce qui se rapproche le plus de notre réalité, altérée par ce qui n'existe pas. Certes, le fantastique transforme aussi notre morne existence, lui rajoutant souvent du merveilleux.

    Mais qui croit encore au merveilleux ?

    Alors que l'épouvante ?! C'est ce petit quelque chose qui nous fait nous dire, et si... et si, les choses n'étaient pas ce qu'elles semblent être. On regarde notre voisin, et une expression bizarre sur son visage (alors qu'il regarde ailleurs) nous donne l'impression de voir un assassin, ou un fou. Nous croisons un automobiliste, et il n'en faut pas beaucoup pour "craindre" soudain qu'il braque son volant et fonce vers nous.

    Je ne vous parle même pas d'un flic, menaçant, d'un animal au comportement inquiétant, d'un trou dans le sol duquel pourrait sortir... n'importe quoi. N'y a-t-il pas continuellement cette crainte en nous, que quelque chose tourne mal ? Qu'un malade sorte du bois avec une tronçonneuse, voire pire.

    Au jeu de l'épouvante, les mots ont un pouvoir inquiétant, et puissant. Car ils nous laissent imaginer un peu tout et n'importe quoi. En épouvante, d'ailleurs, les pires moments ne sont pas ceux où le monstre jaillit (car on bascule alors dans le merveilleux, l'irréel), mais ceux où l'on craint... tout un ensemble de choses qui pourraient nous filer une frousse bleue.

    Notre corps est probablement le bien le plus précieux dont nous ayons la garde. Il peut tomber malade, se couper facilement, se bloquer du dos ou se casser un membre au ski... Bref, on peut dire qu'il n'est pas toujours aussi solide, fort et résistant qu'on l'aurait souhaité. Ce qui peut arriver de désagréable à notre corps, nous "maintient" dans une sacré hantise, que lui arrive un peu tout et n'importe quoi (encore une fois, je sais).

    Le corps des autres est surement aussi ce qu'il peut y avoir de plus prégnant (je ne sais pas ce que veut dire ce mot, mais je l'utilise souvent pour parler de quelque chose qui nous concerne intimement).

    Mais avec des mots, le "corps" reste très loin. Le dur travail de l'épouvantement consiste donc à s'attacher au corps d'un héros, et à ceux de son entourage. Plus on s'investit émotionnellement avec eux, plus on craindra pour eux.

    Et là... paf, on bascule dans le sadisme ? 

    NON, NON, désolé mais non, on essaie juste de raconter une histoire. Elle n'existe pas: ce sont des mots !!!!!! DES MOTS !!!!

    Bon, on peut admettre que les mots ne sont pas innocents. Si on les écrit, c'est à propos. MAIS C'EST DE LA FICTION, ça n'existe pas !!!!! Ce sont juste DES MOTS...

    Bref, j'espère ne pas être trop épouvantable. Peut-être un tout petit peu, à la rigueur, mais je suis normalement plutôt quelqu'un de cool, tranquille, décontracté, et même gentil. Enfin, ce me semble. C'est ce que j'ai toujours cherché à être, malgré les tournures que la vie peut prendre !!!

    Là, aussi, ce sont des mots.

    "Ouais, facile celle-là !!"

     

     

     

     


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  • La maison de mes grands-parents est toute en longueur, simple et belle, comme figée dans le temps et à jamais immuable. Devant s'étale une grande pelouse, des bosquets d'arbres, des massifs de fleurs. Quelques hautes allées séparent certains coins du jardin, les uns des autres. Ce n'est pas très grand, mais intime et conviviale. J'ai grandi, et je ne m'allonge plus sur l'herbe, pour profiter du soleil et de la tranquillité des lieux, mais l'envie est toujours là, pourtant, de le faire.

    La magie du lieu reste intact, année après année, décennie après décennie.

    On rentre ensuite chez soi, apaisé, ravi de quelques jours d'évasion. On est un peu perdu, les repères ont changé, on ne sait pas bien quoi faire, où aller, à quoi s'atteler. Et puis, ce n'est pas bien grave, il reste encore quelques jours de vacances, rien ne nous oblige au fond à ré-attaquer l'existe effrénée du reste de l'année.

    Je dois à être pourtant relativement actif, sous peine de me retrouver complètement démuni, de ne savoir quoi faire de mes mains vides, de mes pieds impatients, de mon esprit lancé à la recherche d'une activité. D'un côté on se dit que ces moments sont précieux, le temps libre n'est pas un luxe toujours disponible, et d'un autre rien ne presse, c'est le temps de recharger les batteries, de passer à d'autres sujets et de s'éloigner de ceux du quotidien.

    Je picore ainsi, de ci, de là: un bout de texte relu, un ou deux messages postés, une page écrite, un tour rapide sur les pages d'informations où je suis l'évolution des ventes de mes livres, deux commentaires reçus et des lecteurs à remercier.

    Le temps viendra bien assez vite de reprendre du poil de la bête, et de foncer à l'attaque pour inscrire de nouvelles pierres dans le sol. Bonne fin de vacances à tous ^^

     

     


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  • Où qu'on soit, qui que l'on soit, je pense que les vacances sont en général un moment appréciable (à part pour quelques exceptions).

    J'ai hâte de voir mes grands-parents. Ils sont assez âgés, plus de quatre-vingt-dix ans, ils habitent loin, et donc c'est plutôt rare de les voir, car ils n'ont plus la possibilité de se déplacer. Ça sera très plaisant d'être avec eux.

    Très plaisant aussi de revoir mon frère et ma sœur, entre l'un en Belgique, et l'autre au Canada, il est rare aussi que l'on se voit, plus rare encore qu'on soit tous les trois réunis. Cela risque d'être de bons moments. Mes enfants veulent déjà embarquer tout le monde, nous, eux et leur oncle et tante dans un Laser Game. Ça promet d'être une sacré fiesta.

    Il y a parfois des moments, comme ceux-ci, un peu magique où tout semble se réunir pour aller bien. "Touchons du bois" comme on dit, mais ne boudons pas non plus de telles occasions. Je vous raconterai, mais cela promet de belles vacances.

    Entre la détente, le repos, la famille, j'espère recharger à fond les batteries. Je garde toujours dans un coin de ma tête la somme des choses qu'il reste à faire. Y a des semaines où je suis hyper productif, et d'autres où je me laisse un peu aller. Ces moments de relâchement ont surement leur utilité.

    J'espère que tout va bien pour vous aussi. Plein de bonnes choses ^^


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  • Bon voilà, quoi. Il y a des moments où ça va moins bien. Parce que ce sont des choses qu'on ne contrôle pas au fond. On se donne à 100%, on fait des efforts, on prend des risques. Et puis... faut faire avec.

    Le résultat, réussite ou échec, ne nous appartient pas. Allez savoir pourquoi !

    Je sais, je fais un peu peine à voir pendant que j'écris tout ça. "Ça finira par passer, voilà ce qu'il faut se dire", en essayant de relativiser. En ce moment, je me rattache souvent au fait que toute cette aventure ne me coûte rien: il n'y a pas d'argent dépensé ou investi. Le résultat, quel qu'il soit, ne peut qu'être mieux que rien.

    Certes, il n'est pas à l'image du travail (et de l'espoir) investi, mais combien d'autres n'ont jamais vu leurs efforts récompensés ? Un trop grand nombre, restés inconnus, ou ignorés.

    Je me rattache aussi au fait que je fais, en ce moment, ce que j'aime. J'écris, je compose, corrige et publie. J'anime mes blogs, mes pages, je participe à des forums. Je cherche un peu de tous les côtés à faire germer les choses, ou au moins à les entretenir, en espérant qu'ils poussent et fassent "des petits".

    Combien d'autres n'ont pas l'opportunité de faire quelque chose qu'ils aiment vraiment ? Il y en a sûrement beaucoup !

    D'autres pensées m'angoissent. Je ne sais pas comment agir avec les gens, ceux que je côtoie, ceux que je peux croiser. J'ai parfois l'impression de ne pas être à ma place, de déranger. Je ne sais pas en fait ce que pensent les personnes autour de moi, et si je dois, ou devrais, agir différemment. Ma présence est-elle une gène pour ces gens que je croise, se pose-t-il des questions, me craignent-ils, ou ne me voient-ils pas ? Moi, je serais bien à ma place, sans me préoccuper des gens qui m'entourent, si je n'avais pas la conscience si tourmentée par ces questions.

    Comment dire ?! Je me demande parfois si mon éducation chrétienne, ou ma propre conscience morale, ne me sensibilise pas d'une façon déplacée à ce genre de choses. J'imagine aisément que les gens soient hyper individualistes et qu'ils ne se préoccupent pas des autres. "Qu'ils aillent se faire..." comme on dit. Mais est-on réellement capable de le vivre ? N'ont-ils pas une influence sur nous, n'est-on pas sensibilisé à ce qu'ils font, à la façon dont ils évoluent autour et en fonction de nous ?

    Je me raccroche aux responsabilités d'un adulte, à savoir : rester à distance de tout cela, et ne pas m'y impliquer, et ne pas m'en laisser affecter. Par moment, je verrais ça un peu comme la neutralité Suisse, on reste en dehors de tout ce qui se passe. On fait ce qu'on a à faire, ce qu'on juge bon. Le reste ne nous appartient pas.

    Mais, y a-t-il autre chose derrière ? Quel est le fondement de ces agissements ? Pourquoi semblent-ils se répéter sans qu'en aucune façon ils ne varient ? C'est bien simple, toutes ces choses ne m'intéressent pas. J'aurais envie de dire: "ne m'atteignent pas". Sauf que je me pose les questions, et que je crains certaines choses, en particulier que cela altère et gène les autres personnes.

    Ouais, je suis un peu perdu à la fin de ce post.

    "Allez ! Ça va finir par passer !"


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